Rencontre avec Valerie Tribes

Bonjour,


Shiromilla : Merci infiniment d’avoir accepté cette interview, nous sommes ravies de pouvoir échanger avec toi sur ta vision de la mode.


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S : Peux tu présenter à nos lecteurs qui ne te connaissent pas encore ?


Valérie Tribes : Je suis journaliste plutôt tendance, pas journaliste de mode, la mode ça ne veut rien dire à notre époque, tout le monde s’improvise journaliste de mode. Moi, après 5 ans de droit dans une université parisienne.


J’ai fait une école de journalisme et j’ai connu les bonnes heures du journalisme.


S : Tu penses que maintenant ça devient compliqué ?


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Valérie Tribes : Ca devient compliqué, tout est compliqué, tout se mélange, l’influence, le journalisme. C’est un vieux débat. Je viens de fêter mes 50 ans, si je regarde en arrière j’ai été la plus part du temps freelance et indépendante. Le point culminant de ma carrière, c’est peut-être prétentieux de dire ça, mais c’est d’avoir anticipé les podcasts.




J’ai créé chiffon à l’époque. Mais personne n’y croyait, mais quand je te dis personne c’est personne, mêmes des attachés de presse m’ont claqués la porte au nez..


S : Quand as tu créé le podcast Chiffon ?


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Valérie Tribes : C’était en Janvier 2017, j’organisais des petits rendez vous avec mes followers dans des hôtels, je faisais des espèces de masters classes pour leurs expliquer ce qu’était un podcast, comment créer un podcast, qu'elle est la différence entre écouter un podcast natif et écouter une émission de France inter en podcast.




Très vite, j’ai vu que les podcasts sont montés et là j’ai connu les belles heures du podcasts. J’avais dit à d’autres podcasteurs, "si y a pleins de podcasts c’est bien, mais au bout d’un moment ça va se retourner contre nous. "


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Au début, chiffon tous les épisodes étaient écoutés, mais qu’est ce qui se passe, s'il y a une invitée qui te plait moins, qu’est ce que tu fais ? Tu vas écouter un autre podcast.


Maintenant c’est ça, on consomme du podcast comme un mac-do, c’est devenu du fast audio.






S : Un peu dans le même style que les vidéos Youtube ?


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Valérie Tribes : Exactement, à partir de 2019, mon audience à commencé à baisser et là je me suis dit il y a trop de concurrence et bout d’un moment, tu te rends compte que tu poses toujours les mêmes questions, mais j’ai rencontré des gens formidables de tout les horizons, c’était ça le charme de chiffons, enfin c’est encore ça le charme de Chiffon.





Mais j’en ai eu marre, je me suis dit il faut que je fasse autre chose. Depuis que je suis gamine, je me dit il faut qu’à 50 ans je dirige une rédaction. Je voulais devenir Anna Wintour, à ma petite échelle.

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Puis il y a eu le confinement et je me suis dit que j’avais envie d’aider des gens à écrire. C’est comme ça qu’est né Fashion Gasoil, un webzine sur la mode, en anglais et espagnol qui décrypte la mode en accentuant beaucoup sur les créateurs étrangers, c’est à teneur international.







S : Tu mènes de front un webzine, un podcast, quelle est ton intention profonde derrière chacun de tes projets ?


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Valérie Tribes : La premiere intention est très égoïste, c’est de m'amuser.


Le jour où je ne m’amuserais plus je passerais à autre chose. J’ai toujours été comme ça, c’est dans mon caractère. C’est aussi montrer aux gens qu’il y a des créateurs formidables, pas très connus du grand public, aussi bien en France qu’à l’étranger.



J’ai une énorme communauté espagnole, au point que Vogue Espagne a dit que j’étais la nouvelle parisienne qui a remplacé Ines de la Fressange. C’est plutôt flatteur et je suis aussi très suivie en chine. Quand tu y penses c’est fou.


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S : Finalement ton rêve d’enfant de devenir la nouvelle Anna Wintour n’est pas très loin ?

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Valérie Tribes : Je n’ai pas le même compte en banque ( Rire ) Je n’ai pas de gros groupes de presse derrière moi, mais là je suis contente car je fais vivre 12 freelances. Ce n'est pas rien, je suis contente car j’ai une freelance, à Hambourg, à Lille, à Lyon, à New York, à Biarritz, à Paris, le monteur de mon podcast est à Marseille, j’aime ce coté fédérateur et aussi une freelance à Montreal.


J’ai l'exemple de Carolina, c’est une fille qui me suis sur Instagram depuis longtemps. Un jour elle me dit que son rêve c’était d’être journaliste, elle m’a dit “ est ce que tu aimerais me prendre dans ton équipe pour un essai” j’ai dis ok, au début elle a commencé à traduire les textes parce qu’elle est argentine, puis au fur et à mesure j’ai donné une interview à faire en espagnol, et en fait la fille elle s’éclate, je la vois progresser de mois en mois. J’adore cet aspect équipe à distance, je suis contente. Malheureusement, je crois que les gens se rendent pas compte du travail qu’il y a derrière.


S : Oui ça malheureusement, c’est comme beaucoup de domaine


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Valérie Tribes : Bien sûr, là tu vois je tourne pour Eric Bompard, Fashion Gasoil c’est de l‘audio, de la vidéo et du texte, je mélange les trois, c’est assez innovant. Pour Eric Bompard, je dois faire 4 vidéos avec des tenues, je vais partager avec ma communauté, le shooting pour Eric Bompard, et certains vont se dire “ ah ouais elle a pleins de cadeaux, elle a que ça à foutre”






S : Oui il y aura toujours ce genre de comportement, mais il y aussi de la jalousie


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Valérie Tribes : Mais moi tout les gens jaloux, je les invite à passer une semaine avec moi, hier soir je finissais ma newsletter à 21H. Newsletter que je ne suis pas obligée de faire, elle n’est pas sponsorisée. Pour moi c’est une sorte de journal intime, et quand je vois le nombre d’abonnés, j’ai plus de 7000 abonnés avec un taux d’ouverture à 71%, je me dis qu’il y a une demande derrière.






S : Quelles sont les icônes / mouvements de la mode qui t'inspires ?

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Valérie Tribes : Moi je suis une inconditionnelle de Phoebe Philo , a tel point que je collectionne ses anciennes pièces chez Céline. La j’ai trouvé deux pépites de robes.


Là je suis contente parce que j’ai une invitation pour le défilé Chloé , je vais pouvoir rencontrer sa créatrice, c’est plus des personnalités qui me touche.





S : Quels sont les créateurs / marques à suivre en 2022, selon toi ?

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Valérie Tribes : J’ai envie de dire aux gens “ sortez de votre zone de confort, osez aller voir ailleurs” par ex j’ai découvert une pépite de marque qui s’appelle kolonaki madrid, je suis fan de ce qu’ils font . d’ailleurs la prochaine fois que je vais à Madrid je vais les interviewer.

Il y aussi Destree , deux créatrices françaises, avant elles faisaient des bijoux maintenant elles font des vêtements.

Et après il y a les fidèles A.P.C, alexandra Golovanoff pour les pulls en cachemire et Eric Bompard,.


Une autre marque à suivre de près que j’adore Skall studio, j’adore ce qu’elles font, ce sont des suédoises. Moi c’est vraiment international. J’aime beaucoup aussi Julie de Libran, elle fait des choses merveilleuses. Hier elle m’a ouvert les portes de son atelier en haute couture, sublime…


Mais j’ai aussi ¼ de mon dressing avec du zara. Je suis vraiment mon feeling et mes coups de coeur.


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S : Pour finir, si vous devais être un vêtement / un accessoire, lequel serait-ce ?


Valérie Tribes : Un sac ou des chaussures ou un manteau ( rires ) je ne sais pas choisir. Pour moi, pour une bel allure c’est un beau manteau, un beau sac, des belles chaussures.


S : Est ce que tu as un dressing à la Carrie Bradshaw ?


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Valérie Tribes : Peut être pas aussi original, parce que j’ai un dressing très conséquent. Mais c’est mon métier aussi. Et je me suis aperçu d’une chose, avant que je parte au Mexique, pour faire ma valise, je dis à mon mec “ Oh j’en ai marre, j’ai trop de robes, c’est n’importe quoi, j’étouffe, quand je rentre du Mexique je vide mon dressing”








Quand je suis rentrée, “ allez Valoche il est temps de vider ton dressing” …. J’ai enlevé une pièce ( rires ) Mais toutes ses pièces je les aime, et je suis comme Carrie Bradshaw pour le coup, j’aime mes vêtements, Mais effectivement c’est indécent j’ai des pièces devant moi que je porte peu, mais peut-être que je les porterais plus tard.


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S : Oui après il y a aussi cet aspect de collection passion, tout simplement.